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Charles Filiger, sa vie au Pouldu

La Bretagne  662. LE POULDU - Roches et Plage de Port Gui[…] © Clohars-Carnoët, mairie, collection de Pierre Le Thoër
Le 23 juillet 1890, Filiger retrouve Gauguin, Sérusier et De Haan chez Marie Henry. Son ami Paul-Émile Colin l’accompagne. Au contact de Gauguin, le peintre alsacien adopte le style synthétiste et crée de petites gouaches qui représentent des paysages ou des scènes religieuses situées au Pouldu. En 1893 dans son article de la revue Cœur, le comte Antoine de la Rochefoucauld parle du travail de Filiger : « […]avec son sens très particulier des lignes, d’angles et des courbes qu’il fait évoluer en des rythmes géométriques avec des trouvailles de coloration inconnues jusqu’ici […] ».
Après le départ de ses amis, Filiger s’isole et poursuit la patiente élaboration de ses peintures. Paul-Émile Colin explique : « […] il était fort gentil, mais si loin de toute notre civilisation, si au-dessus, dirai-je. Je n'ai pas eu l'audace de cette vie à côté, je le regrette parfois [...] ». À partir de 1891, le Comte Antoine de la Rochefoucauld qui porte un vif intérêt à l’œuvre de Filiger l’aide financièrement et ce jusqu’en 1900. Ensuite, le peintre sombre dans la misère et commence une vie errante en Bretagne. Il quitte définitivement Le Pouldu en 1905.


Pour en savoir plus : http://www.charles-filiger.fr/