Menu déroulant

diap5

Paul Sérusier, son séjour au Pouldu

La rencontre de Paul Sérusier avec Gauguin en 1888 à Pont-Aven donne naissance à une peinture représentant un paysage aux formes schématisées et aux couleurs vives, nommé Talisman. De retour à Paris, cette œuvre enthousiasme ses camarades de l’académie Julian et certains élèves de l’école des beaux-arts. Un nouveau groupe de peintres est né : les nabis. Paul Sérusier fait le trait d’union entre l’art de Paul Gauguin et ces jeunes artistes.



Paul Sérusier, Ferme au Pouldu, 1890

© 2012 National Gallery of Art, Washington, DC

Gift (Partial and Promised) of Alexander M. and Judith W. Laughlin
En juillet 1889, après la découverte de l’exposition Volpini à Paris, Paul Sérusier retourne à Pont-Aven puis à la fin septembre se rend au Pouldu chez Marie Henry pour quelques semaines. 
À l’été 1890, il est de nouveau présent à la Buvette de la Plage. D’un esprit logique, le jeune peintre est assailli de doutes concernant les théories synthétistes de Paul Gauguin pour lui pleines de lacunes. Il craint que ce dernier ne soit qu’un plaisantin. Toutefois, Paul Sérusier surmonte rapidement sa défiance et développe au Pouldu des principes qui resteront constants dans son œuvre : la simplification du dessin, les aplats de couleurs, la suppression de la perspective et de l’horizon. Le séjour de Sérusier à l’auberge s’achève peu de temps après le départ de Gauguin au début du mois de novembre.